Des nouvelles de San Francisco!

Publié le par Julie Moreau

San Franscico est tout simplement génial!!! Enfin, surtout quand il pleut pas… parce que quand il pleut, c'est-à-dire assez souvent, les rues ruissellent de partout, et j'ai les pieds tout trempés, ce qui n'est d'habitude quelque chose qui ne me dérange pas plus que ça, mais plusieurs jours dans la semaine, je me demande comment je fais pour ne pas être malade! Enfin bref, quand il pleut, il pleut bien, et on peut pas faire grand chose. Mais alors quand il ne pleut pas! Quand comme aujourd'hui il fait un ciel magnifique avec un grand beau soleil… eh bien c'est tout simplement formidable!!! Mon truc a moi c'est les randonnées, les très longues marches qui durent toute la journée, et ici, il y a de quoi crapahuter un peu partout, notamment aux alentours du golden gate bridge. La semaine dernière par exemple, j'ai longé la cote de la marina, où j'habite, jusqu'à ocean beach, c'est-à-dire disons une vingtaine de kilomètres plus loin, a vu de mon œil. Et alors la c'est génial, ça monte ça descend à longueur de journée, chemin goudronnés ou sauvages, terre sèche ou boue fraîche, quartiers résidentiels ultra riches ou plages désertes, il y en a pour tous les goûts! Moi perso j'adore, d'autant qu'en cette saison il y a très peu de touristes, I'm a lonely wanderer in a wild country! Au détour des sentiers on découvre des arbres aux formes des plus étranges, des pins aux feuilles rougissantes, des rochés escarpés, des criques abandonnées sans cesse agressées par ces vagues rugissantes qui m'impressionnent chaque jour avec la même intensité. Après avoir surplombé un banc de surfeurs du haut d'une falaise, je contourne un rocher et tombe nez a nez sur des signes étranges, un labyrinthe faisant plusieurs mètres de circonférence, dessiné avec des pierres, renferme une bougie étouffée par des pièces de monnaie, étrange! Une invasion extraterrestre serait-elle prévue? Nos amis américains essayeraient-ils de la prévenir par de la magie vaudou ou essayent -ils de les corrompre par de malheureux pence? Cette civilisation renferme tellement de mystères… je continue ma route, quittant les bois parfois, je me retrouve sur le flanc d'une falaise, et je me sens pousser des ailes au bruit des vagues se fracassant plus bas, le vent me portant jusqu'au soleil que j'aperçois, tentant de percer ce brouillard qui rythme la vie de la baie. Plus tard, j'arrive sur les ruines d'une station thermale qui avant de brûler faisait front a la mer déchaînée. Les eaux des bains provenaient directement de cette dernière par un système de pompes. A cette vue, je m'attriste déjà à l'idée que ma ballade touche bientôt a sa fin. Je descends parmi les ruines, contemplant inlassablement le Pacifique, les vagues sont toujours aussi énormes, s'étendent et se cassent sur des distances incroyables, des moutons blancs comme la neige galopent à perte de vue se fracassent les uns après les autres sur les rochers avec une violence assourdissante. Caché dans les ruines, je découvre un mystérieux tunnel creusé dans la falaise, quelques personnes s'attroupent. Peur de rien, l'esprit aventurier, je m'enfonce dans l'obscurité armée de ma curiosité sans fin. Le sol grouille sous mes pieds, je ne vois absolument rien, juste une lueur a la sortie. Essayant de ne pas me remémorer certains épisode d'Indiana Jones, je me persuade qu'il ne s'agit que de graviers gorgés de l'humidité des pluies diluviennes de la veille. Quand tout a coup, alors que je ne voyais que cette lumière au bout du tunnel, mon pied tombe dans un gouffre de 20 cm de profondeur et rempli d'eau. Après un tiers de seconde de panique je retrouve mon équilibre, me sors de ce gouffre effrayant et réalise qu'il ne s'agissait que d'une grosse flaque, effectivement causée par les pluies diluviennes de la veille! Bref, me prenant pour un chat, je revêts mes yeux d'amande et tente d'y voir goutte. Bon de toute évidence, ça ne marchait pas mais j'arrive enfin au bout du tunnel, le pantalon ruisselant et les chaussures gorgées d'eau, et là : surprise! Rien d'intéressant à voir. Je repars amusée par ma jambe trempée. Plus loin, je fais une découverte géologique révélatrice: des écrits primitifs gravés dans la roche, ils ne peuvent dater que de ce siècle, d'après l'incendie. Confirmant mes théories sur l'évolution de l'espèce humaine américaine, je repars ravie. Je descends la colline vers Ocean Beach. Je longe la plage, les maisons colorés d'un coté, le rugissement de la mer de l'autre. Entre les deux, du sable bleu. Dans le ciel, le brouillard est toujours au rendez-vous, les mouettes virevoltent, un cerf volant les imite. Je repense à ma journée, ne pouvant me résigner à repartir, j'ai envie de continuer mon voyage plus loin, jusqu'au bout de cette plage immense, les pieds dans le sable. Mais je sais qu'il est temps de retrouver la ville, avant que l'obscurité de la nuit ne commence à s'installer. Je me retourne pour contempler une fois de plus l'immensité de l'océan, en jetant un œil sur la plage et les gens, je vois ce cerf-volant tomber a terre, c'est la fin. Avec regret et nostalgie je quitte ce coin de paradis. Il me reste encore un peu de temps avant la tombée de la nuit, je décide donc de retarder mon retour dans le brouhaha de la ville en faisant un léger détour dans l'immense golden gate parc. Déception, je tourne chlostro, a la vue de deux SDF sifflant une bouteille de je ne sais quel alcool caché par ce papier kraft, je fais comme rien était, ils m'adressent un hello miss, suivit d'un happy new year, en me défigurant de haut en bas. Je réponds poliment et poursuis mon chemin sans accélérer, décidant que j'allais retourner près de la circulation a la prochaine occasion. Et la, je tourne de plus en plus chlostro me rendant compte que le parc est complètement clôturé, il n'y a personne a l'horizon, juste les deux zigotos derrière, il commence à faire sombre et je sais que le parc est long de plusieurs kilomètres. Au bout de 800 mètres je trouve une sortie, je respire et décide de terminer la journée dans le quartier hippie Haight-Ashbury. Une fois la bas, il se met à pleuvoir, la nuit est définitivement tombée, je décide de reprendre le bus direction home. Une belle journée qui se termine…

 

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Soffy 12/01/2006 14:43

Comment ca c'est qui Julian?!!!!!!!!! espece d'inculte va!!!
Julian il fait passer Dan Black pour un ptit merdeux!!!!

celine 12/01/2006 10:51

salut les miss,
sorry j'ai eu un 'blem de connexion au net et comme je viens juste (ENFIN) de finir mes partiels je viens vous faire un mega coucou.voilou me revoilou!!!!!
Ps cool le texte
pps c'est qui ce julian????

cindy-qui-a-vu-les-strokes-na-na-na-na-nereuh 07/01/2006 22:43

sympas les "nouvelles" photos de new-york, j'avais pas vu que tu8 en avais rajoute... et les photos de SF sont aussi vachement cool, passe le bonjour a lolo!

cindy 07/01/2006 01:29

RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA, JULIAN!!!

SoFFy 06/01/2006 20:17

et bien je savais po que t'etais une telle poete! t'inquiete po pour la fin de la journee, car comme Julian est entrain de me murmurer a l'oreille en ce moment (véridique!!!) The end has no end!!!!